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Cartographie

Cartographie des milieux naturels de l'UdeM

Afin de documenter adéquatement la biodiversité des boisés du campus, une carte a été réalisée (Annexe A) regroupant la diversité des peuplements forestiers, les sentiers actuellement utilisés, les milieux humides, les espèces envahissantes, la proximité des bâtiments et des routes et bien d’autres détails présentés dans l’Annexe B.

L’un des buts de cette carte est d’offrir un médium afin d’encourager les usagers du campus à s’intéresser et à en apprendre davantage sur notre biodiversité tout en présentant les chemins qui leurs sont accessibles (5358m de sentiers).

Ce dernier point répond en fait à un souhait qu’avait émis André Bouchard (1946-2010) lorsqu’il travaillait pour L’IRBV : « Je rêve du jour où l’on remettra aux étudiants une carte des forêts du campus avec leur carte d’identité. » Cet objectif n’a pas encore été atteint, néanmoins les modifications apportées à la carte lors des deux dernières années ont rendu les informations qui s’y trouvent plus justes et précises. De plus, grâce au Programme pour le maintien et le rehaussement de la biodiversité sur les terrains institutionnels du mont Royal, encadré par la Ville de Montréal et le MCCCF, et au Bioblitz urbain 2013, de nouvelles informations seront bientôt à inclure à cette carte (nouveaux milieux humides, verdissement, consolidation de boisés, fermeture de sentier, inventaires récents, etc.). L’outil cartographique nous permet alors de mettre en lumière les améliorations qu’a connues le site dans les deux dernières années. Une version finale de cette carte pourrait être offerte aux nouveaux étudiants dès la rentrée 2014.

Cartographie des milieux naturels de l'UdeM

Annexe A - Carte des sentiers de l'UdeM

Annexe B - Légende de la carte des sentiers

Informations extraites du Bilan de biodiversité 2011

« Quand je regarde le mont Royal, je me dis que c’est une forêt comme celle-là que Jacques-Cartier a vue. »  

André Bouchard (1946-2010)

La forêt du campus de l’Université de Montréal couvre une superficie variant selon les études de 15, 15,6 ou 16 hectares selon les diverses sources (Thiffault, 2003; Boivin et al., 2005; Pinna, 2005). Elle est, en fait, constituée d’une mosaïque où se juxtaposent forêts centenaires, jeunes forêts de succession colonisant les sites perturbés et espaces semi-naturels, également appelé « arbres sur gazon » (Boivin et al., 2005). Il est possible de trouver davantage d’informations sur ces espaces naturels et semi-naturels du campus dans l’étude du même nom réalisée par Boivin et al. (juillet 2003). Ce milieu naturel recèle de nombreuses surprises, pour la grande partie rendue accessible grâce au 5 358 m de sentiers qui le traverse (Boivin et al, 2003).

À l’époque, les boisés de l’UdeM constituaient une zone continue et homogène entre le sommet Outremont et le boulevard Édouard-Montpetit (Thiffault, 2003). Suite aux nombreuses perturbations, le paysage s’est grandement modifié. Désormais, cette continuité a cédé sa place à une suite de peuplements différents. L’étude de Boivin et al. (2005) a identifié ces principaux peuplements constituant le campus et a développé un outil d’évaluation afin d’exposer visuellement leur valeur écologique respective. Cette division servira de base et de point de repère à l’avenir pour divers inventaires.

L’emphase pourra donc être mis sur les moyens à utiliser afin d’encourager les usagers du campus à s’y intéresser et à en apprendre davantage. Pour se faire, un guide de photo-identifications ainsi que des ateliers et des panneaux de sensibilisation s’avéreraient fortement utiles afin de créer ce contact entre la nature et les citadins. La carte présentant les divers peuplements simplifiés de sa version originale devrait être accessible aux étudiants. Les panneaux quant à eux devraient mettre l’emphase sur ce qui distingue un peuplement d’un autre et des facteurs qui permettent d’anticiper la succession végétale d’un boisé. De manière générale, la flore des boisés de l’UdeM est très diversifiées et mérite qu’on s’en préoccupe davantage. La consolidation de ses noyaux primaires, c’est-à-dire planter davantage en périphérie des boisés actuels, constituera le cœur des interventions à venir.