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L'UdeM première à Montréal en environnement et développement durable

Les projets éphémères consistant à transformer une terre en friche aux abords du chantier du futur pavillon des sciences d'Outremont en jardins collectifs ont obtenu le premier prix du Gala de reconnaissance en environnement et développement durable de Montréal dans la catégorie Entreprises et institutions. Le jury, formé de six experts en économie sociale et en développement durable, a souligné «la transversalité du projet et la multitude d'acteurs impliqués». Le gala a eu lieu le 26 avril au marché Bonsecours, dans le Vieux-Montréal.

Dès le printemps 2015 et jusqu'à la grande fête des récoltes, en septembre dernier, à laquelle 300 personnes ont participé, les activités d'agriculture urbaine dans l'ancienne gare de triage n'ont pas cessé de gagner en popularité. À l'ombre des grues et des camions à benne, on a fait pousser 10 000 arbres dans la pépinière, récolté des laitues livrées à vélo dans les restaurants des environs à hauteur de 600 $ par semaine, produit 352 pots de miel et 700 litres de bière aromatisée au miel... Sans compter les «5@Salades» intergénérationnels du mercredi et le cinéma sous les étoiles. De multiples partenariats ont été conclus avec des organismes locaux tels la coopérative Bioma, la Société de verdissement du Montréal métropolitain, Vrac environnement, Héritage Laurentien et Miel Montréal.

«Nous sommes enchantés de cette reconnaissance qui place l'Université de Montréal parmi les organisations montréalaises les plus proactives en matière d'environnement et de développement durable», a commenté Stéphane Béranger, coordonnateur au développement durable à l'UdeM.

C'est dans l'esprit de la coordonnatrice au développement du site Outremont, Madeleine Rhéaume, et du biologiste Alexandre Beaudoin, conseiller à la biodiversité, qu'a germé l'idée d'occuper les alentours du chantier pour en faire un carrefour d'agriculture urbaine. «Nous nous sommes inspirés de ce qui se fait de façon très marginale dans l'Ouest canadien : profiter de l'espace disponible sur un chantier pour aménager des jardins. Le terme “éphémère” ne signifie pas que nous sommes de passage. Au contraire, nous souhaitons développer de plus en plus ce maillage avec la communauté», a expliqué Mme Rhéaume. C'est l'une des belles réussites de ce projet : être parvenu à attirer des résidants des quartiers environnants.

Pour la saison qui s'amorce, on promet davantage d'activités encore. «Un de nos objectifs est de mettre en place des projets scientifiques en collaboration avec des centres de recherche de l'UdeM», à ajouté Mme Rhéaume.

Voir la vidéo : youtu.be/PtvHiOM7gEU

Mathieu-Robert Sauvé