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Jardins

Les jardins de l'UdeM

Jardin au pavillon Marie-Victorin
Jardiniers devant l'esplanade du CEPSUM
Zoom sur le jardin du pavillon Marie-Victorin
Jardins du stationnement étagé Louis-Colin

L’année 2016 a fait place à de nombreux chantiers sur le campus. Qui dit chantier, dit périmètre de sécurité. Or, certains jardins ont dû être déplacés, fermés temporairement ou encore certains groupes de jardiniers ont dû être jumelé à un autre groupe de jardiniers. Quoiqu’il arrive le jardinage suit son cours.

Cette situation a stimulé une réflexion afin de regrouper davantage de jardins géographiquement afin d’avoir un ou deux pôles centraux de jardinage sur le campus. Cette réflexion laisse présager de belles surprises pour l’année 2017. Le dévoilement des nouveaux sites se fera au mois de mars 2017.

L’année 2015 était l’année internationale des sols, à la santé et à la fertilité des sols de nos aménagements. PAUSE n’y a pas échappé. C’est ainsi que le modéle de construction des sols « Hügelkulture » a été appliqué pour assurer une plus grande santé des sols de nos jardins à long terme. Il est possible d’aller voir cette technique dans les jardins de Géo-vert, du CPE, de l’Escalier de Géant et du jardin du cabanon.

Riche de notre expérience de construction de serre sur les terrain du campus, nous pourrons boucler la boucle du cycle végétal puisque cette année nous avons récolté nos propres semences. Un appel à contribuer sera lancé à la communauté pour la session d’hiver afin de nous aider à produire nos propres semis in situpour 2016.

En 2014, PAUSE-UdeM s’est associé à la Société Environnementale de Côte-des-Neiges (SOCENV) afin de travailler sur une perspective commune de l’agriculture urbaine dans le quartier CDN. Ainsi, Sébastien Archambault, chargé de projet de la SOCENV, a aidé l’organisation des ateliers/formation, en plus de s’être rendu indispensable à la réussite des jardins.

Au-delà d’une forte participation de la communauté universitaire (étudiants, professeurs, chargés de cours, techniciens, voisins, etc.), PAUSE-UdeM visait un agrandissement raisonnable des surfaces en production ainsi que l’incorporation de nouveaux volets, telles la production de saules et l’intégration d’arbres fruitiers.

Chacun des jardins a été équipé d’un abri et 10% de chaque surface cultivée a accueilli des plantes locales nectarifères. Un des anciens jardins est même devenu littéralement un sanctuaire pour les monarques!

Parmi nos nombreux objectifs figurait une attention particulière pour les insectes pollinisateurs indigènes.

De façon plus globale, nous pouvons considérer que P.A.U.S.E. s’est agrandi avec l’arrivée de nouveaux jardins : le département de nutrition de la Faculté de médecine, la forêt nourricière, le jardin d’ombre aux résidences, la prairie mellifère aux résidences et le jardin Géovert (Association étudiante de géographie) du pavillon de géographie.

Le choix des premiers jardins fut réalisé en février 2013 suite à un repérage exhaustif des lieux potentiels sur le campus de l’Université de Montréal. Initialement, 15 sites furent retenus, tous identifiés en fonction de leur potentiel à atteindre les objectifs de P.A.U.S.E., en plus de leur respect de certaines contraintes horticoles et techniques essentielles (ensoleillement, terreau suffisant, accès à l’eau, etc.) 

Voir reportage MaTv à partir de 41 min. 50 sec.

Voici quelques jardins:

1. Le CPE Marie-Victorin2. Le Marie-Victorin
3. L'esplanade du CEPSUM4. La CPE "Les bout'choux"
5. Les résidences6. Le chemin de la rampe
7. Le Louis Colin (Stationnement étagé)  8. L'escalier des géants (BLSH-Place Laurentienne)

Voici un bref survol des différents jardins et de leur vocation :

Le jardin du CPE Marie-Victorin
  • Ce jardin offre un outil éducatif et ludique additionnel aux éducateurs du CPE. Une section de 5 mètres par 2 mètres leur a été réservée où le choix de la production et ses fruits leur appartiennent. Aussi, certains éléments de design ont été pensés en fonction du CPE (bateau, camion et tipis végétaux faits d’haricots grimpants).
  • Le jardin, qui originalement longeait le muret rouge et délimite l’aire de récréation des enfants, a dû être déplacé en juin 2013 en raison d’un manque d’ensoleillement à cet endroit.
  • C’est ce jardin qui a suscité l’envie des éducateurs du CPE J.-A. DeSève et a abouti à la création du 8e jardin de P.A.U.S.E. fin juin 2013.
Le jardin Marie-Victorin
  • Localisé devant le pavillon Marie-Victorin, ce jardin est l’exemple type de l’intégration du maraîcher à la vie étudiante. Situé sur une parcelle de terre prisée par le personnel et les étudiants, l’architecture du jardin, composée de 4 parcelles de formes courbes, a été pensée afin de créer des îlots végétaux instructifs et chaleureux tout en n'entravant pas l’espace de détente de la communauté universitaire.
  • Les bénévoles qui s’occupent de ce jardin sont quasi exclusivement des nutritionnistes (10) de l’organisme Extenso de l’Université de Montréal pour qui, l'activité signifie le prolongement de la promotion de leur philosophie de saines habitudes alimentaires. Un bel exemple d’appropriation du territoire, de création du tissu social et de renforcement du sentiment d’appartenance de la part de la communauté étudiante et professionnelle de l’Université.
  • C’est à cet endroit que va peut-être renaître le Melon de Montréal...
Le jardin du CEPSUM
  • Ce jardin répond à un des objectifs fondateurs du projet P.A.U.S.E.-UdeM, soit de verdir des espaces bétonnés. Il est composé de bacs. L’Esplanade du CEPSUM est un lieu entièrement bétonné très peu utilisé durant l’année. Les effets bénéfiques du verdissement d’espaces bétonnés sont bien connus : réduction des îlots de chaleur, diminution du ruissellement de l’eau de pluie, etc.
  • Étant donnée les activités de la rentrée 2013 (chapiteau), ce jardin devait être déménagé pour le 14 août.
Le jardin CPE 1 (Les bout’choux)
  • Dernier né de la grande famille de P.A.U.S.E.-UdeM, ce petit jardin aménagé est né suite à l’envie exprimée de l’éducateur Éric  face au jardin bâti à côté du CPE du pavillon Marie-Victorin. Toutefois, à ce stade P.A.U.S.E.-UdeM ne possédait plus les ressources pour bâtir un jardin additionnel (terre + plants), et le CPE a finalement débloqué un budget de 200$.
  • Ce jardin accueille également une trousse Pollinimini (habitat pour pollinisateurs indigènes + amalgame de plantes favorisant le développement de leur habitat) mis en place par Marc Sardi, conseiller en biodiversité de Ville en Vert et promu par l’Éco-Quartier d’Ahuntics-Cartierville.
Jardin des résidences
  • Bien que faisant partie des 15 sites initialement repérés en début d’année, ce jardin ne comptait pas parmi les six choisis pour être mis en production cette année. À la mi-mai, il fut néanmoins décidé qu’il serait exploité afin d’y générer une forme enrichie de biodiversité sur cette parcelle de terre relativement dégarnie bien que faisant partie de la « coulée du Mont-Royal ».
  • Ayant été choisi à la dernière minute, il ne fut pas aussi bien muri dans les plans de développement et même si le résultat actuel est satisfaisant, il fut plus difficile d’y attirer des bénévoles. Il s’agit sans doute du jardin où le personnel de P.A.U.S.E-UdeM a du intervenir le plus souvent, à tel point qu’à la fin du mois de juin, il fut proposé d’en reprendre la charge pour assurer son bien-être. Ceci dit, au même moment, des bénévoles qui avaient été relativement absents depuis le début de l’été se sont manifestés et en ont repris le contrôle.
  • Il est à noter qu’il est possible que l’engouement moindre envers ce jardin provienne du fait qu’il est le seul à ne pas offrir une visibilité égale aux autres ou qu’il soit plus isolé des transports en communs/actifs (métro, bus, bixi, etc.). Nous approfondirons ce point dans le bilan de fin d’année.
Jardin du chemin de la rampe
  • Signature iconique de l’Université de Montréal, le chemin de la rampe représentait un défi important pour P.A.U.S.E.-UdeM. D’abord, il était primordial de réussir à intégrer esthétiquement une production maraîchère au visuel phare de l’Université de Montréal. Ensuite, il représente le jardin en terre possédant la plus grande superficie cultivée du campus.
  • Ce jardin devait également accueillir le potentiel retour du Melon de Montréal, mais les conditions météorologiques lors de la plantation ont eu raison de lui.
Le jardin Louis-Colin (sur le toit du stationnement)
  • Second jardin en bacs, son emplacement fut choisi afin d’intégrer la production alimentaire à site offrant une proximité physique avec la communauté universitaire et par le fait même, éveiller la curiosité des passants. À ce niveau, on peut dire que l’expérience est un succès, puisque très souvent, il a été observé que des gens marchaient le long de la ligne de bacs afin de découvrir ce qui s’y trouve.
  • D’ailleurs, il faut mentionner que le choix des bacs s’inscrit entièrement dans la démarche de P.A.U.S.E.-UdeM pour la valorisation des déchets. À l’origine, les bacs provenant de la centrale thermique contenaient des produits corrosifs pour les tuyaux les rendant de ce fait impropres à la production. Par contre, les services de la SST reçoivent régulièrement le même type de barils neufs. SST a alors récupéré les barils de la centrale thermique pour ses activités et nous a donné les barils neufs.  C’est ainsi que P.A.U.S.E. a pu récupérer plus de 70 barils de production alimentaire en trois ans.
  • C’est sur ce site que se trouve la plantation de houblon qui a été l’objet de beaucoup de curiosité et de nombreux articles de journaux.
Jardin « escalier de géants » (BLSH)
  • La place Laurentienne, cœur de la vie communautaire à l’Université de Montréal, suscita beaucoup de réflexions et généra un grand nombre d’idées de la part de P.A.U.S.E.-UdeM. Mais, chose certaine, il s’agissait d’un lieu essentiel à exploiter pour sa visibilité, certes, mais surtout à cause de sa quantité importante de superficie inutilisée, tant bétonnée que gazonnée.
  • Le site choisi a été nommé « Escalier de géant » par les bénévoles à cause des trois gros paliers bétonnés situés à gauche de l’entrée de la B.L.S.H, ce qui comporta plusieurs beaux défis. La marche du bas est déjà agrémentée de plantes et d'arbustes vivaces. La seconde marche a nécessité la création d’un sol grâce à une technique nommée la « lasagne ». Cette technique a été  développée et suggérée par Sébastien Archambault de la SOCENV (Société environnementale de Côte-des-Neiges), société responsable de l’Éco-Quartier de Côte-des-Neiges. Bien qu’il s’agisse d’une technique éprouvée, l’expérience en soit s’est avérée un demi succès pour cause de quantité de terre insuffisante. Ceci dit, il s’agit tout de même d’une expérience suffisamment concluante et adaptable pour la répéter à l’avenir.