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La nature prend et redonne

Lorsque Paul Maycock, un jeune professeur de botanique de l'Université McGill, a arpenté le parc naturel du Mont-Saint-Hilaire, près de Montréal, à la fin des années 50, il y a recensé pas moins de 485 espèces de plantes allant de la bruyère à l'isoète.

Il ignorait cependant qu'à peine un demi-siècle plus tard 70 des espèces végétales couvrant le sol vierge de cette forêt de 1000 hectares appartenant à l'Université McGill – une réserve de biosphère de l'Unesco – auraient disparu.

Selon une étude de l'Université de Montréal, elles ont été remplacées par des espèces moins typiques: l’euphorbe, le trèfle, les herbes sauvages, la moutarde et autres, apportées là par le vent, les promeneurs ou encore les sabots des cerfs.

Cette étude a été menée entre 2012 et 2015 par Tammy Elliott, alors candidate au doctorat en biologie des plantes à l'Université McGill et aujourd'hui chercheuse postdoctorale à l'UdeM, et Jonathan Davies, professeur agrégé à l'Université de la Colombie-Britannique.

Les résultats de leurs travaux ont été publiés dans Biodiversity and Conservation le mois dernier.