Une cinquantaine de personnes provenant autant de la communauté de l’Université de Montréal que d'ailleurs, se sont rassemblées à l’occasion de la 5e édition de l’Université d’été en biodiversité, tenue le 24 avril 2026.
Accessible gratuitement et ouverte à toutes et à tous, cette journée s’inscrivait dans une volonté de mieux comprendre les liens entre santé et biodiversité, de démocratiser les savoirs et de créer des espaces de dialogue entre les milieux universitaire, municipal, communautaire et institutionnel.
L’expérience du vivant au premier plan
Pour bien commencer cette journée, les personnes participantes ont pris part à une promenade dans le boisé du mont Royal, en collaboration avec Les Amis de la montagne. Entre observation ornithologique, échanges sur l’éco-psychologie avec le Dr Thomas Khullar et réflexion sur notre rapport au vivant, cette activité a donné le ton : reconnecter les enjeux environnementaux à l’expérience humaine.
Dans un environnement propice aux chants des oiseaux et la présence de la forêt urbaine, plusieurs discussions ont porté sur les bienfaits de la nature pour le bien-être individuel et collectif.
Repenser la santé à l’ère des changements climatiques
La conférence d’ouverture a été prononcée par la Dre Claudel Pétrin-Desrosiers, médecin de famille, responsable de santé planétaire à la Faculté de médecine de l’Université de Montréal et autrice de l’ouvrage Santé planétaire : Prescriptions médicales pour un environnement sain.
Dans un contexte marqué par les changements climatiques, l’effondrement de la biodiversité et l’accentuation des inégalités sociales, elle a rappelé l’importance de repenser la santé dans une perspective plus large : la santé planétaire. Son intervention a mis en lumière les liens directs entre qualité des environnements de vie, accès à la nature et santé humaine.
Donner une voix à la relève
L’Université d’été a également accordé une place importante à la relève étudiante grâce à un panel réunissant Manon Boiteux, Jessica Haineault, Tania Turnbull et Mathilde Laverdière.
À travers leurs parcours et leurs engagements, les panélistes ont partagé leur vision des défis environnementaux actuels, mais aussi leur volonté de contribuer activement aux transformations nécessaires dans leurs milieux d’études, de travail et de vie.
Croiser les expertises pour mieux agir
Au total, près d’une quinzaine de personnes intervenantes ont partagé leurs connaissances, leurs expériences et leurs initiatives. Les échanges ont permis de croiser une grande diversité de perspectives : santé publique, psychologie, écologie urbaine, recherche, biodiversité, verdissement, mobilisation citoyenne et santé planétaire.
À l’instar du panel professionnel réunissant Jérôme Ribesse, Hugo Quintin, Alexandre Barris, Josée Sabourin, Marie-Ève Landry et Sandrine Even qui a permis d’explorer différentes approches de terrain visant à améliorer les milieux de vie urbains, favoriser le verdissement et renforcer les liens entre santé humaine et environnement.
Science citoyenne et participation collective
L’Université d’été a aussi été l’occasion du lancement officiel de la plateforme Tag ta Ville Montréal, développée par la professeure Evelyne Brie, du Département de science politique de l’Université de Montréal.
Cette initiative de science citoyenne invite les Montréalaises et Montréalais à identifier les forces et les faiblesses de leur quartier, à partir de leur propre expérience. Les données recueillies serviront à alimenter la recherche universitaire et à soutenir la prise de décision municipale.
Les personnes présentes ont pu tester en direct cette nouvelle plateforme et répondre à un questionnaire de satisfaction visant à améliorer l’outil.
Une mobilisation appelée à grandir
Au-delà des conférences et des activités, cette 5e édition a démontré l’intérêt croissant du public pour les questions liées à la biodiversité et à la santé. La diversité des profils présents a contribué à faire de cette journée un véritable espace de réflexion collective.